Méditation

Dans la tradition bouddhique la méditation est définie comme un moyen de connaissance de soi. Actuellement, notre mode de connaissance habituel est l’analyse, moyen conceptuel très efficace mais incomplet.  La méditation permet une expérience de nous-même plus directe, une perception plus immédiate et plus vaste.

Le maître de méditation Guendune Rinpoché dans son ouvrage Mahamoudra explique le processus méditatif :

« Quelles que soient les pensées ou les expériences qui surgissent, nous les laissons simplement passer, apparaître et disparaître, sans chercher à les maintenir ni à les supprimer. Ce lâcher prise est l’attitude même de la méditation. (…) Mais il faut veiller à ne pas tomber dans le travers qui consiste à croire que le but de la méditation est de parachever un état totalement libre de toute activité mentale, où il ne se passe absolument plus rien. (…) Méditer consiste à laisser l’esprit faire l’apprentissage du lâcher prise, pour qu’il se libère de toutes les restrictions qui l’emprisonnent. »

Il s’agit bien de changer notre façon de connaître les choses en posant un regard neuf sur nos fonctionnements.

La tradition donne la métaphore d’un enfant qui, pour la première fois, découvre un temple coloré et ornementé : il entre et marche doucement, ne dit rien, il regarde, dans la nouveauté et l’étonnement. Il n’en pense rien, il accueille. Méditer, c’est accueillir les mouvements de l’esprit comme cet enfant qui rentre dans le temple : il ne s’agit pas de chercher quelque chose de nouveau mais de poser à chaque fois un regard neuf sur ce qui se passe. C’est ainsi que la méditation nous permet d’accueillir ce qui s’élève pour le laisser se dissiper. C’est un entrainement à une pleine présence, d’abord à soi-même puis au monde qui nous entoure.